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  • Journée internationale des droits de la femme : Conseillère Isabelle St-Louis

Nom : Isabelle St-Louis

Profession : Enseignante au primaire, mère de deux enfants (14 et 8 ans)

Conseillère, District des Lacs (district 6)

En une phrase, que signifie pour vous la Journée internationale des droits de la femme?

Pour moi, la Journée internationale des droits des femmes représente un rappel essentiel que l’égalité ne va jamais de soi : elle se construit, s’explique et s’apprend — ensemble, jour après jour.

Un mythe à déconstruire sur les femmes en politique?

L’idée que les femmes seraient « moins compétentes » ou « moins à leur place » en politique. Ce n’est pas une question de nature, mais d’accès, d’occasions et d’héritage historique — et ça, ça s’apprend, ça se transmet et ça se change.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous présenter en politique municipale?

J’aime m’impliquer dans ma communauté : je le fais depuis 15 ans auprès des jeunes du primaire. Cette année, j’ai aussi l’occasion de porter le chapeau d’enseignante‑mentor pour mes collègues en insertion professionnelle. Cela me permet de partager mon expérience, d’accompagner, de guider… et c’est exactement cet esprit-là qui m’a donné envie de me présenter en politique municipale : continuer à servir, à soutenir et à bâtir, mais cette fois pour l’ensemble de ma communauté.

Y a-t-il une personne (ou un modèle) féminin qui vous a inspirée à vous engager?

Plusieurs femmes qui gravitent autour de moi m’ont inspirée – et continuent de le faire. D’ailleurs, pour en honorer 3 d’entre elles, mon conjoint et moi avons donné le 2e prénom « Jeanne » à notre fille. Tout d’abord, ce choix est pour souligner l’importance de ma grand-mère, Réjeanne, qui était une femme au grand cœur et pour qui la famille était au centre de sa vie. Ensuite, pour Jeannine, mon arrière-grand-tante : une femme en avance sur son temps, travaillante et indépendante. Enfin, c’est aussi pour Anne, une amie de la famille atteinte de spina bifida, mais pour qui la maladie et son handicap n’ont jamais représenté un frein à son accomplissement. Ces 3 femmes, même si elles ne sont plus parmi nous aujourd’hui, m’ont transmis des valeurs solides que je souhaite mettre à profit pour la communauté.

Qu’est-ce qui vous a le plus surprise en devenant élue?

Quand je me suis lancée en politique, j’étais motivée à essayer un nouveau défi. J’étais loin de me douter que ça allait être si stimulant : j’apprends quotidiennement, je me sens utile et les discussions entre élu(e)s sont très enrichissantes.

Quels mécanismes vous aident à garder confiance et à prendre votre place en tant que femme ?

Dans le milieu de l’enseignement, surtout au primaire, les femmes sont largement majoritaires. Je pensais devoir m’ajuster en arrivant dans un environnement différent, la politique de surcroît, mais le fait d’être quatre femmes élues, combiné à la grande confiance et au respect mutuel qui règnent autour de la table — entre toutes et tous — m’a rapidement mise en confiance. Ces mécanismes de soutien, d’écoute et de collaboration incarnent pour moi ce que signifie réellement l’égalité entre les femmes et les hommes.

Comment conciliez vous votre mandat avec votre vie personnelle, familiale et professionnelle?

Cette conciliation demeure le défi pour le moment. Ayant des enfants actifs et impliqués ainsi qu’un conjoint dont les horaires sont atypiques, cela nous demande parfois un grand niveau d’organisation. Aussi, pour y parvenir, je me dois de faire preuve de flexibilité à mon endroit pendant cette période d’adaptation : tout n’est pas parfait, mais je sais que je peux compter sur le travail d’équipe avec mon conjoint.

Pourquoi la représentation des femmes au municipal est-elle importante pour la communauté?

La représentation des femmes au niveau municipal est importante parce qu’elle permet à la communauté de profiter d’une diversité de perspectives, d’expériences et de solutions — exactement comme dans une salle de classe, où plus de voix viennent enrichir l’apprentissage de tous.

Si vous pouviez retourner en arrière, quel conseil vous donneriez à votre propre personne à l’âge de 20 ans?

Avec le recul, à 20 ans, je venais d’acheter avec mon conjoint une maison, mais aussi de faire le choix de changer de domaine professionnel. Des relations publiques, je me tournais maintenant vers le Baccalauréat en enseignement… Pas besoin de vous dire que le niveau de stress était élevé. Je me donnerais donc comme conseil de faire confiance à ma voix intérieure : rien n’arrive pour rien. Nos décisions, même si nous avons l’impression de les prendre impulsivement, découlent de nos valeurs et de nos expériences. Je dirais aussi à ma version de 20 ans : « Rien n’est coulé dans le béton. Si tu peux changer de carrière maintenant, tu peux certainement le refaire plus tard, si ça ne fonctionne pas. »

Quel message voulez-vous adresser aux jeunes femmes (et aux filles) qui envisagent de s’impliquer au niveau communautaire ?

À toutes les femmes qui souhaitent s’impliquer : sachez que la politique municipale est avant tout un travail de collaboration et de proximité — avec les citoyens, les élus et l’administration — où chaque nouvelle idée enrichit la vision collective et rend le milieu dynamique et stimulant. Oui, les réseaux sociaux peuvent parfois faire peur, tout comme l’inconnu d’un premier mandat, mais personne n’a à affronter cela seule : il existe des outils, des formations et surtout une équipe autour de vous pour vous soutenir. Votre voix compte, et elle mérite d’être entendue.

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