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  • Journée internationale des droits de la femme : Conseillère Frédérique Laurin

Nom : Frédérique Laurin

Profession : Gestionnaire de projets stratégique dans le milieu de l’éducation

Conseillère, District des Prés (district 2)

En une phrase, que signifie pour vous la Journée internationale des droits de la femme?

La Journée internationale des droits des femmes est un moment pour remercier celles qui ont pavé la route pour nous et pour honorer le travail de nos mères, de nos grands-mères et de nos arrière-grands-mères, tout en gardant les yeux ouverts sur ce qu’il reste à accomplir.

Votre plus grande motivation au quotidien comme élue?

Je suis devenue mère au moment même où je me lançais en politique. Pour moi, ces deux rôles ne sont pas en compétition; ils se renforcent. Quand je siège autour de la table du conseil, je pense à l’avenir qu’on construit pour nos enfants. Je me demande dans quelle communauté ils vont grandir et ça me pousse à prendre des décisions avec une vision à long terme, avec courage et avec cœur. Je veux être fière de ce qu’on leur laissera collectivement.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous présenter en politique municipale?

Je suis profondément attachée à ma communauté, et le fait de grandir à Cantley a carrément façonné la personne que je suis aujourd’hui. Je suis allée à l’école ici, j’y ai obtenu mes premiers emplois, j’y ai fait du bénévolat et j’y ai même rencontré mon conjoint.

Mon engagement communautaire m’a fait réaliser à quel point les décisions municipales ont un impact direct sur le quotidien des familles. J’ai eu envie de passer de l’implication à l’action, de contribuer directement aux orientations et de participer aux solutions.

Y a-t-il une personne (ou un modèle) féminin qui vous a inspirée à vous engager?

J’ai grandi entourée de femmes fortes, déterminées et profondément humaines. Ma mère et ma grand-mère paternelle, bien que très différentes, m’ont transmis la confiance, la persévérance et l’audace de poursuivre mes ambitions. Elles m’ont aussi appris deux choses essentielles : ne pas attendre qu’on nous donne la place… et ne pas s’excuser de la prendre.

Aujourd’hui encore, je m’entoure de femmes inspirantes qui me rappellent qu’on peut être ambitieuse, humaine et qu’il est possible de diriger sans renier qui on est.

Qu’est-ce qui vous a le plus surprise en devenant élue?

La complexité des dossiers municipaux et la quantité de travail en amont des décisions. Derrière chaque résolution se cachent des heures d’analyse, de discussions et de collaboration. Il y a aussi la charge humaine derrière chaque décision, qui prend beaucoup de place dans ma réflexion lorsque je dois me positionner. Chaque dossier touche des familles, des travailleurs, des citoyens que l’on croise à l’épicerie.

Quels stéréotypes ou préjugés rencontrez-vous (ou avez-vous rencontrés) en politique municipale?

On m’a souvent parlé de mon rôle de jeune maman et on m’a même suggéré d’attendre ou de me consacrer « d’abord » à ma famille. On m’a dit que j’étais « courageuse » (lire : folle) de me lancer si tôt après un accouchement. Je doute que mes collègues masculins aient eu à justifier leur implication politique parce qu’ils étaient pères. Ces remarques montrent qu’il reste du chemin à faire pour normaliser le fait qu’une femme puisse être à la fois mère et élue sans que cela soit perçu comme exceptionnel.

La maternité n’est pas une fragilité, ni un obstacle, ni un frein. C’est une force. C’est une école accélérée de gestion, de priorisation, d’empathie et de résilience.

Comment conciliez vous votre mandat avec votre vie personnelle, familiale et professionnelle?

Comme des milliers de femmes dans tous les domaines, je concilie avec beaucoup de discussions, d’organisation… et une bonne dose d’imperfection. Je n’essaie pas d’être parfaite partout. J’essaie d’être présente là où je suis tout en ayant une vision claire de mes priorités. J’ai la chance d’avoir un entourage solide et ça fait toute la différence.

Selon vous, qu’est-ce que la présence de plus de femmes change concrètement dans les discussions ou les priorités?

La présence accrue de femmes amène souvent plus d’écoute, d’humanité et de sensibilité dans les échanges. On questionne autrement et on écoute différemment. Cela favorise une gouvernance plus bienveillante qui place l’individu au cœur des décisions et c’est particulièrement important dans un contexte où les débats publics peuvent être polarisés.

Ce n’est pas une question d’opposition entre les hommes et les femmes, mais une question d’équilibre. Et l’équilibre rend les décisions plus justes.

Si vous pouviez retourner en arrière, quel conseil vous donneriez à votre propre personne à l’âge de 20 ans?

Je lui dirais de se faire confiance et de saisir toutes les opportunités qui résonnent avec ses valeurs. De ne pas attendre de se sentir « prête », parce qu’on apprend en avançant. Je lui dirais aussi de ne jamais minimiser la capacité d’impact qu’elle peut avoir autour d’elle et dans sa communauté. Et surtout, de ne rien changer, car chaque étape, même les détours, m’a menée exactement là où je devais être.

Quel message voulez-vous adresser aux jeunes femmes (et aux filles) qui envisagent de s’impliquer au niveau communautaire ?

N’attendez pas la permission. Faites-le. La politique municipale appartient à celles et ceux qui décident de s’y engager. S’impliquer dans sa communauté est l’une des expériences les plus formatrices et valorisantes qui soient. Cela permet de comprendre son milieu, de créer des liens significatifs et de contribuer concrètement au bien commun.

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